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Variations de l’efficience d’utilisation des acides aminés d’intérêt en fonction des apports en énergie chez la vache laitière

Thèse le 13 novembre 2019 à Rennes

L’UMR Production de lait dispose d’une installation expérimentale à Méjusseaume, comportant un troupeau de 170 vaches laitières dont 96 sont en contrôle individuel automatisé d’alimentation.. © Inra, MAITRE Christophe
Mis à jour le 24/10/2019
Publié le 23/10/2019

Cléo Omphalius ( UMR Pegase, centre Bretagne-Normandie), soutiendra sa thèse intitulée "variations de l’efficience d’utilisation des acides aminés en fonction de l’énergie disponible chez la vache laitière", le 13 novembre 2019 - 14h - Rennes - Amphithéâtre Matagrin - Agrocampus ouest.

Thèse Cifre Pegase et Adisseo en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada (Hélène Lapierre, centre de Sherbrooke).

Résumé

En élevage laitier, augmenter l’efficience d’utilisation des protéines métabolisables (PM), c’est-à-dire le ratio entre les protéines excrétées et les PM apportées, est un enjeu environnemental et économique important. Cette efficience est conditionnée par le devenir métabolique des acides aminés (AA), nutriments issus de l’hydrolyse des PM lors de leur digestion. En effet, les AA absorbés sont, sur une base nette, soit utilisés pour synthétiser les différentes protéines exportées par l’animal, soit catabolisés en urée. Or l’utilisation des AA pour la synthèse protéique est un processus couteux en énergie. Ce travail de thèse visait à comprendre les variations d’efficiences d’utilisation des AA individuels en réponse aux apports d’énergie nette, de PM et d’AA. Pour cela, l’utilisation des AA dans les différents tissus a été analysée dans trois essais de métabolisme splanchnique ou/et mammaire. L’apport d’énergie nette était modulé en interaction soit avec l’apport total d’AA absorbés soit par l’apport des trois AA indispensables (AAI) les plus limitants (Lys, Met et His). L’originalité de ce travail a été de coupler ces analyses de métabolisme des AA au calcul d’efficiences individuelles de chacun des AAI afin de mieux appréhender leur catabolisme par leur inefficience. L’efficience des PM a été calculée en considérant, non pas seulement les exportations de protéines du lait, mais l’ensemble des protéines exportées (INRA, 2018), dont en particulier les protéines endogènes fécales. Ce calcul a alors été appliqué aux AAI individuels en utilisant les profils en AAI de chaque fraction protéique (Lapierre et al., 2016). Ce travail a démontré que les variations d’exportations de protéines du lait s’expliquaient par des variations des flux nets splanchniques et mammaires et par des variations des utilisations intra-mammaires des AA, variations différentes selon les situations nutritionnelles. Ces mécanismes, additifs, peuvent expliquer l’absence d’interaction entre les apports d’énergie et ceux d’AA sur l’exportation des protéines du lait. Les efficiences de certains AAI (His, Met, Lys, Val) ont varié différemment de celles d’autres AAI et de celles des PM, selon les situations. Raisonner en AA individuels et non plus en PM ouvre donc des perspectives quant à l’utilisation des apports en AA individuels pour mieux prédire les réponses zootechniques des vaches laitières.