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Origines développementales de pathologies osseuses chez le poulain

"Origines développementales des anomalies de l'homéostasie glucidique, de la croissance osseuse et prédisposition à l'ostéochondrose chez le poulain" thèse le 8 décembre 2014 à Jouy-en-Josas

. © Inra, All-free-download.com
Mis à jour le 26/11/2014
Publié le 26/11/2014

Pauline Peugnet, Unité BDR, centre de Jouy-en-Josas soutiendra sa thèse intitulée "Origines développementales des anomalies de l'homéostasie glucidique,de la croissance osseuse et prédisposition à l'ostéochondrose chez le poulain" le lundi 8 décembre à 10h,dans l'amphi Jacques Poly du bâtiment 440 - INRA de Jouy en Josas.

Résumé de la thèse :

Les adaptations du foetus aux stimuli intra-utérins ont des conséquences immédiates puis à long terme sur sa santé après la naissance. Chez l’équin, ce concept connu sous le nom de DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease) a été validé à l’aide de croisements inter-races : la taille de la jument, i.e., l’environnement maternel pendant la gestation puis la lactation, a un impact crucial sur la croissance postnatale du poulain, mais aussi sur la sensibilité à l’insuline du nouveau-né. L’ostéochondrose, pathologie du cheval en croissance, est responsable de pertes financières  majeures pour la filière équine. Elle a été reliée à des anomalies de l’homéostasie glucidique et son origine anténatale est fortement suspectée. Ces travaux ont consisté à mesurer l’impact de perturbations expérimentales au cours du développement fœtal sur la croissance, l’homéostasie glucidique et la prédisposition à l’ostéochondrose du poulain jusqu’à l’âge de 1 an ½.
Un premier modèle de croissance fœtale augmentée versus restreinte a été obtenu par transferts d’embryons inter-races (« poneys dans traits » versus « selles dans poneys », respectivement). L’environnement maternel augmenté de la jument de trait versus restreint de la ponette s’est révélé déterminant dans la régulation de la croissance des différents segments osseux, de l’axe thyréotrope, de la fonction des cellules β pancréatiques, de la sensibilité à l’insuline de l’organisme et de la santé ostéoarticulaire du poulain dès la naissance et jusqu’à 1 an ½. Tout en validant le concept de DOHaD chez l’équin, ce modèle souligne le soin qui doit être apporté à la sélection des juments receveuses dans la pratique du transfert d’embryons. En démontrant l’ampleur des effets post-nataux programmées in utero et pendant la lactation, ce modèle alerte aussi l’éleveur sur la gestion des poulinières et ses impacts à long terme.
En ce sens, le second modèle est en adéquation avec les préoccupations d’élevage puisqu’une perturbation de l’environnement nutritionnel du foetus a été induite en apportant un concentré (orge) dans la ration hivernale de la jument gravide versus des fourrages uniquement. A ce jour, l’impact de cette modification anténatale sur l’homéostasie glucidique du poulain avant sevrage semble limité à la période néonatale, tandis que sa croissance n’est pas du tout affectée. En  revanche, sa prédisposition à l’ostéochondrose pourrait bien être accrue, le statut ostéoarticulaire du poulain âgé de 6 mois restant susceptible d’évoluer jusqu’à 1 an ½. Ces travaux, toujours en cours au laboratoire, devraient permettre d’ajuster les recommandations nutritionnelles chez les poulinières.