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Identification de marqueurs de la robustesse du porcelet au sevrage

Le 16 janvier 2018 à Rennes

Porcelet. © Inra, DESAUTE Céline
Publié le 05/01/2018

Arnaud Buchet, UMR Pegase, Centre Bretagne-Normandie, soutiendra sa thèse intitulée "Identification de marqueurs de la robustesse du porcelet au sevrage",  le 16 janvier 2018 à 13h30, amphithéatre ROUX, Bâtiment Productions animales à Agrocampus Ouest.

Résumé :

La filière porcine peut concilier réduction de l’utilisation des antibiotiques, durabilité et rentabilité par l’identification d’animaux robustes. La notion de robustesse peut se définir par le maintien des performances et de la santé quelles que soient les conditions d’environnements. Le sevrage constitue la phase où la majorité des antibiotiques est utilisée car il est source de perturbations multiples pour le porcelet. L’identification de porcs robustes permettrait d’envisager des soins spécifiques et/ou une sélection génétique sur ce caractère.
Les objectifs de cette thèse étaient d’identifier certaines réponses physiologiques à la robustesse du porcelet au sevrage et de prédire cette robustesse par des variables biologiques décrivant ces réponses mesurées avant et après sevrage. Pour répondre à cet objectif, des marqueurs biologiques ont d’abord été mesurés dans des environnements très divers puis les réponses physiologiques à la robustesse ont été identifiées. Deux études permettant d’explorer la diversité des conditions de sevrage ont été mises en place.
Ainsi, une première étude, visant à étudier les effets de l’âge, des conditions de sevrage et de la santé sur l’évolution de marqueurs biologiques sanguins du statut immunitaire et métabolique, du stress, du stress oxydant autour du sevrage a été conduite en installation expérimentale. Elle visait à émettre des hypothèses sur les réponses physiologiques impliquées.
Par ailleurs, dans une deuxième étude, des marqueurs biologiques ont été mesurés à 26 et 33 jours d’âge sur 288 porcelets mâles entiers issus de 16 élevages et sevrés à 28 jours d’âge. La sélection d’élevages très divers a été choisie comme méthode de maximisation des chances de prélèvements de porcelets de robustesse très variable. La variabilité de croissance moyenne et le statut sanitaire étaient les 2 facteurs de variations d’élevages recherchés. L’analyse des données a permis de mettre en évidence une forte influence du statut sanitaire sur les variables biologiques mesurées autour du sevrage. Des marqueurs du statut oxydant, du statut métabolique et de l’activation du système immunitaire ont permis de prédire la robustesse du porcelet au sevrage. Ainsi, les porcelets les plus robustes sont ceux qui dans des environnements favorables ou défavorables ont une capacité à limiter leur stress oxydant, à moins mobiliser de réserves corporelles et à activer rapidement leur système immunitaire. Ces marqueurs devront être validés à l’aide de d’autres jeux de données.