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Mise en évidence des effets du génotype, de l'agressivité et de l'hygiène sur la teneur en composés odorants du gras dorsal de la viande de porc mâle entier

9 décembre 2016, Rennes

Porcs en plein air. © Inra
Mis à jour le 14/12/2016
Publié le 30/11/2016
Mots-clés : ODEUR - PORC - GENOTYPE

Séverine Parois, UMR Pegase, centre de Rennes, soutiendra sa thèse intitulée "Mise en évidence des effets du génotype, de l'agressivité et de l'hygiène sur la teneur en composés odorants du gras dorsal de la viande de porc mâle entier" le 9 décembre 2016, à 9 h, amphithéâtre Moule à Agrocampus Ouest, Rennes.

Résumé

Les défauts d’odeurs, liés à l’accumulation d’androsténone et de scatol dans le tissu adipeux, sont le frein majeur à l’élevage des porcs mâles entiers. L’androsténone est produite par les testicules. Sa synthèse augmente au cours du développement pubertaire. Le scatol est produit dans le colon. Sa dégradation hépatique est inhibée par les stéroïdes sexuels. En dehors de la génétique et de l’alimentation, les facteurs de variation ont été peu étudiés.

La thèse aborde le problème des odeurs sexuelles sous quatre angles : 1) estimer l’héritabilité des teneurs en composés odorants du tissu gras et leurs corrélations génétiques avec des indicateurs de santé, du développement sexuel et de l’agressivité ; 2) étudier l’effet de la dominance sur ces composés ; 3) déterminer l’impact d’un état inflammatoire chronique modéré sur le développement sexuel et la concentration en androsténone ; 4) rechercher les effets de conditions d’hygiène contrastées sur la teneur en scatol et analyser l’implication du microbiote intestinal dans ces effets.

Nos résultats confirment l’héritabilité forte des teneurs en composés odorants mais les corrélations génétiques avec les paramètres de santé sont faibles. Une sélection pour réduire la concentration plasmatique en œstradiol et testostérone permettrait de réduire à la fois les odeurs et l’agressivité des porcs. Les porcs de rang de dominance élevé ont une teneur en androsténone supérieure dans le gras. Un état inflammatoire chronique modéré ne semble pas affecter la teneur en androsténone. Enfin, la dégradation de l’hygiène du logement augmente fortement la concentration en scatol, probablement via des changements de composition du microbiote intestinal.