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Différence dans la capacité de fibroblastes à être reprogrammés par le cytoplasme de l'ovocyte : étude d'une situation différentielle chez le bovin

30 septembre 2016, Jouy-en Josas

Atelier de production d'embryons in vitro dans l'unité de biologie du développement et reproduction. Sélection et la mise en maturation d'ovocytes bovins.. © Bertrand NICOLAS - Inra, NICOLAS Bertrand
Mis à jour le 29/09/2016
Publié le 26/09/2016

Delphine Dubé , unité BDR (centre de Jouy-en-Josas) soutiendra sa thèse intitulée " différence dans la capacité de fibroblastes à être reprogrammés par le cytoplasme de
l'ovocyte : étude d'une situation différentielle chez le bovin", le 30 septembre 2016 à Jouy-en-Josas.

Résumé :

La reprogrammation, qui est la réversion d’un noyau d’un état somatique vers un état moins différencié, constitue un enjeu majeur pour la thérapie cellulaire. Cependant, les mécanismes initiaux qui président à la reprogrammation restent mal connus. Le transfert nucléaire (clonage) met à profit les propriétés de reprogrammation uniques du cytoplasme ovocytaire, et constitue une approche expérimentale intéressante pour analyser ces processus.

Le but de cette thèse est d’étudier la différence de capacité de cellules fibroblastiques à être reprogrammées efficacement, en tirant partie d’une situation-modèle d'efficacité différentielle de reprogrammation après clonage chez le bovin. Ce modèle est constitué de deux lots de fibroblastes donneurs de noyaux, qui forment des embryons clonés dont la différence d’efficacité de développement à terme varie d’un facteur 8.

L’analyse des cellules donneuses a montré une augmentation des anomalies de ploïdie dans les cellules à faible potentiel, et la similitude transcriptomique entre les cellules donneuses, alors que la comparaison des transcriptomes des embryons clonés a montré des différences de reprogrammation de l’expression génique dès le stade suivant l’activation du génome embryonnaire. Des différences de méthylation de l’ADN entre cellules donneuses ont été observées dans les promoteurs de gènes candidats différentiellement reprogrammés, ainsi que dans une analyse plus globale par RRBS. Nous avons enfin étudié la distribution des cellules filles des deux premiers blastomères au stade blastocyste, la distribution « orthogonale » et l’aptitude au développement à terme des embryons de souris clonés étant liées (Liu et al., 2012). Nous avons montré l’existence de trois distributions dans les embryons fécondés mais n’avons pas observé de différence de proportions de celles-ci entre embryons bovins clonés.

En conclusion, dans notre modèle, la distribution des cellules filles des deux premiers blastomères au stade blastocyste ne semble pas associée à l’efficacité de reprogrammation dans les embryons bovins clonés, contrairement aux différences épigénétiques entre cellules donneuses.

Résumé de la thèse