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Caractérisation moléculaire et cellulaire des précurseurs myogéniques du muscle hyperplasique de la truite

Thèse le 21 novembre 2018 à Rennes

Truitelles.. © Inra, MARIE Didier
Mis à jour le 18/09/2018
Publié le 18/09/2018

Sabrina Jagot, Unité LPGP (centre Bretagne-Normandie), soutiendra sa thèse intitulée "caractérisation moléculaire et cellulaire des précurseurs myogéniques du muscle hyperplasique de la truite, le 21 novembre 2018 à 14h - Campus Beaulieu en salle des thèses (Bat 1A).

Résumé

La remarquable capacité de croissance musculaire des poissons est liée notamment à leur capacité à produire durablement de nouvelles fibres (hyperplasie). Dans cette étude, nous avons cherché à caractériser au niveau cellulaire et moléculaire les propriétés intrinsèques, des cellules myogéniques issues du muscle hyperplasique du poisson. Dans ce but, nous avons comparé la prolifération in situ, le comportement in vitro, et les transcriptomes  (ARN messagers et microARNs) de précurseurs myogéniques musculaires extraits de muscle hyperplasique de truites juvéniles (JT) et de muscles non-hyperplasiques de truites juvéniles soumises à un jeun prolongé (FJT) ou de truites adultes (AT).

Nous avons observé un fort taux de prolifération des cellules satellites au sein du muscle hyperplasique comparé au muscle non-hyperplasique. Des catégories fonctionnelles liées à l'activité mitochondriale, au cycle cellulaire et à la différenciation myogénique ont été déduites des gènes surexprimés dans les précurseurs JT par rapport aux précurseurs AT et FJT. En outre, nous avons identifié des gènes impliqués dans la voie Notch sous exprimés chez les JT indiquant une répression des marqueurs de quiescence. L’analyse du miRnome à permis également de mettre en évidence des miRNA surexprimés chez les JT dont les cibles peuvent réguler la prolifération ou la différenciation des précurseurs myogéniques. En  accord avec ces résultats, les précurseurs myogéniques JT présentaient in vitro des capacités de prolifération et de différenciation plus élevées que les précurseurs myogéniques FJT et AT.

L’ensemble de nos résultats montrent que les précurseurs myogéniques extraits de muscle en croissance hyperplasique présentent de plus grandes capacités intrinsèques à former des myofibres comparés aux précurseurs myogéniques extraits de muscle non hyperplasique.