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Caractérisation de biomarqueurs cellulaires pour étudier la plasticité mammaire au cours de la lactation chez la vache laitière

28 septembre 2016, Rennes

Mamelle de vache.. © © INRA, CAUVIN Brigitte
Mis à jour le 14/10/2016
Publié le 21/09/2016

Magdalena Arevalo-Turrubiarte (UMR Pegase, centre de Rennes) soutiendra sa thèse intitulée "Caractérisation de biomarqueurs cellulaires pour étudier la plasticité mammaire au cours de la lactation chez la vache laitière" le 28 septembre 2016, à 10h45, dans l'amphithéâtre Matagrin à l'Agrocampus Ouest (Rennes).

Résumé :

La recherche sur la fonction de lactation et notamment sur le fonctionnement de la glande mammaire bovine est un outil indispensable pour inscrire la filière laitière dans la durabilité tout en lui permettant de faire face aux défis auxquels elle est confrontée comme l’arrêt des quotas laitiers ou la prise de conscience de l’impact environnemental de l’élevage bovin. La glande mammaire est un organe dynamique composé de plusieurs populations cellulaires qui contribuent à la production du lait : les cellules épithéliales souches, progénitrices et sécrétrices, les cellules myoépithéliales, les fibroblastes, les adipocytes et les cellules endothéliales. L’identification et l’évolution des populations cellulaires dans la glande mammaire bovine au cours la lactation reste encore à ce jour méconnues.

Les objectifs de cette thèse ont été 1) d’identifier des biomarqueurs valides permettant d’étudier les différentes cellules dans la glande mammaire 2) de suivre leur évolution au cours d’un cycle de lactation.  Différents biomarqueurs de surface (CD49f, CD24, CD10 et EpCAM) ont ainsi été caractérisés et ont permis de phénotyper deux lignées cellulaires bovines : MAC-T et BME-UV1. Dans cette thèse, nous avons aussi utilisé ces différents marqueurs pour phénotyper les cellules épithéliales souches, progénitrices, sécrétrices et myoépithéliales au cours de la lactation. Dans cet objectif, des explants de glande mammaire ont été prélevés par biopsies sur 5 vaches laitières primipares à 4 temps au cours de la lactation : J30, J60, J150 et J250 jours. Après digestion des biopsies et dissociation des cellules, les suspensions monocellulaires ont été marquées et phénotypées par cytométrie en flux en excluant les cellules mortes.

L’analyse des résultats montrent clairement des corrélations positives entre les populations cellulaires CD49f+ (cellules épithéliales) et CD49f+/CD24- (cellules progénitrices bipotentes) et la production laitière. Nous avons également mis en évidence une population impliquée dans le renouvellement mammaire (CD49f-/EpCAM-) qui augmente au cours de la lactation. Des analyses immunohistochimiques nous ont permis de montrer que le marqueur CD10 était spécifique des cellules myoépithéliales localisées en bordure des acini et que la population monomarquée (CD10+) ne variait pas significativement au cours de la lactation. Dans l’ensemble, les populations cellulaires liées aux cellules souches montrent peu de variations au cours de la lactation. Ces résultats suggèrent que de nombreux types cellulaires mammaires seraient fixés au cours du développement de la glande mammaire et notamment dans la phase pré-pubère.

Résumé de la thèse